
Résumé
Comédie lyrique pour deux chanteuses et un pianiste
Laura Baudelet – Soprano
Anaïs Yvoz – Mezzo-soprano
Tristan Raës – Piano
Julien Ostini – Mise en scène
Stéphane Pézerat – Direction d’acteurs
Pierre Daubigny – Création lumières
Durée : 1h15, sans entracte
Tout public dès 7 ans, représentations scolaires possibles
Espace de jeu : 7 x 4 m, piano acoustique demi-queue minimum
Deux sœurs, une nuit de fête, quelques histoires d’amour… et tout l’opéra pour les raconter.
Six heures du matin. La fête est finie, le mascara a coulé, et deux sœurs refont le match. L’une pleure un amour perdu ; l’autre, visiblement, n’a pas perdu sa nuit. Entre confidences, piques et vieux comptes à régler, elles reconstituent leurs aventures sentimentales. Seulement voilà : chez elles, les émotions ne se racontent pas. Elles se chantent.
Une robe, un accessoire, trois notes de piano, et les voici tour à tour séductrices, amoureuses, rivales ou abandonnées. Carmen, Violetta, Marguerite, Musetta et les héroïnes de Mozart ou d’Offenbach s’invitent à leur lendemain de fête. Les grands airs et les duos jaillissent de l’action comme des répliques, tandis que quelques clins d’œil à la chanson française installent aussitôt une complicité avec la salle.
Mais à force de jouer, le jeu les rattrape. Sous les chamailleries affleurent les blessures ; sous la complicité, la rivalité. Et en se racontant leurs histoires d’amour, les deux femmes finissent par mettre à l’épreuve une histoire qui, elle, dure depuis toujours : la leur.
Un spectacle pour les amoureux de la voix, et pour tous ceux qui pensent encore que l’opéra n’est pas fait pour eux.
Au répertoire
Opéra, opérette et comédie musicale, ponctués de clins d’œil à la chanson française : Mozart, Bizet, Offenbach, Puccini, Massenet, Verdi, Ravel, Bernstein…
Note d’intention
« Et si l’opéra n’était pas un monde à part, mais simplement une autre façon de raconter nos vies ? Un chagrin d’amour, une sœur qui vous agace, une soirée qui dérape, l’envie de séduire, la jalousie, la colère… Depuis quatre siècles, l’opéra ne raconte presque que cela, en beaucoup plus grand. Il y a quelque chose de profondément réjouissant à entendre une héroïne déployer toute la puissance de sa voix pour régler… une petite misère. »
Autour du spectacle
Pas besoin de connaître l’opéra pour entrer : les airs ne sont ni présentés ni expliqués, ils surgissent de situations que chacun reconnaît. Chaque représentation peut s’accompagner d’une rencontre avec les artistes ou d’un atelier voix et théâtre, imaginés avec le lieu d’accueil. Pour les écoles, le spectacle est une première rencontre idéale avec l’art lyrique, avec des interventions construites avec les équipes enseignantes.
Les artistes
Laura Baudelet – Soprano dramatique colorature, lauréate de concours à Berlin, Lille et Moscou, elle s’est perfectionnée auprès de Montserrat Caballé et Ramón Vargas. Elle incarne Violetta, Fiordiligi, Marguerite ou Alcina, et dirige la compagnie Minuit Opéra.
Anaïs Yvoz – Formée à la Haute École de Musique de Lausanne, passée par l’Opéra Studio de l’Opéra national du Rhin, elle chante au Théâtre des Champs-Élysées, au Theater an der Wien ou à l’Alte Oper de Francfort, et aborde aujourd’hui les grands rôles de mezzo dramatique, de Carmen à Dalila.
Tristan Raës – Formé au CNSMD de Paris et lauréat du concours Nadia et Lili Boulanger, il forme avec le ténor Cyrille Dubois le Duo Contraste, dont l’intégrale des mélodies de Fauré a été saluée par Gramophone comme enregistrement de l’année.
Julien Ostini – Metteur en scène de Faust à Saint-Étienne, Philémon et Baucis à Tours ou Iphigénie en Tauride pour Angers Nantes Opéra et l’Opéra de Rennes, il a fondé Linière(s) en Mayenne et signe la mise en scène des Petites Misères opératiques.
Une création de la compagnie Minuit Opéra, en coproduction avec Linière(s)









